27 mai 2009

Les risques sismiques dans votre region

Le site internet www.planseisme.fr vient d’être mis en ligne.

 

Il présente le programme national de prévention du risque sismique (2005-2010) et l’état d’avancement de l’ensemble des actions qui le composent. Ces actions visent à améliorer l’information des citoyens et des professionnels, la prise en compte du risque sismique dans la construction, et la mobilisation des acteurs de la prévention.

 
séisme

Les documents produits dans le cadre du Plan Séisme sont téléchargeables sur ce site.

Un séisme ou tremblement de terre se traduit en surface par des vibrations du sol. Il provient de la fracturation des roches en profondeur ; celle-ci est due à l’accumulation d’une grande énergie qui se libère, créant des failles, au moment où le seuil de rupture mécanique des roches est atteint.

Les dégâts observés en surface sont fonction de l’amplitude, la fréquence et la durée des vibrations. On distingue les séismes :

- d’origine tectonique, les plus dévastateurs (secousses, raz-de-marée...)

- d’origine volcanique

- d’origine humaine (remplissage de retenues de barrages, exploitation des sous-sols, explosions dans les carrières...)

Les séismes sont, avec le volcanisme, l’une des manifestations de la tectonique des plaques. L’activité sismique est concentrée le long de failles, en général à proximité des frontières entre ces plaques.

Lorsque les frottements au niveau d’une de ces failles sont importants, le mouvement entre les deux plaques est bloqué. De l’énergie est alors stockée le long de la faille. La libération brutale de cette énergie permet de rattraper le retard du mouvement des plaques. Le déplacement instantané qui en résulte est la cause des séismes. Après la secousse principale, il y a des répliques, parfois meurtrières, qui correspondent à des petits réajustements des blocs au voisinage de la faille.

Un séisme peut se traduire à la surface terrestre par la dégradation ou la ruine des bâtiments, des décalages de la surface du sol de part et d’autre des failles, mais peut également provoquer des phénomènes annexes tels que des glissements de terrain, des chutes de blocs, des avalanches ou des raz-de-marée.

Si vous souhaitez disposer d’informations supplémentaires sur les risques sismiques, vous pouvez consulter le site internet prim.net.

La prévention du risque sismique dans le département du Rhône résulte de la mise en oeuvre du plan séisme .

Ce plan est présenté à l’adresse suivante : planseisme.fr

 

 



Article sponsorisé

20 mai 2009

Même en crise aidez la Croix rouge

 

QUETE NATIONALE - Cette année, la Croix-Rouge française donne rendez-vous les 23 et 24 mai pour sa 75ème quête nationale

 



 

La Webquête 2009 , cette année, prend une dimension toute particulière :

 

•    Elle s’inscrit dans le calendrier d’une année marquée par la célébration du 150ème anniversaire de la naissance d’un idéal qui déboucha sur la création de la première - et aujourd’hui de la plus grande - organisation humanitaire mondiale. 2009 est également l’année de la célébration du 90ème anniversaire de la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge française et du Croissant-Rouge.

•    Cette 75ème quête nationale sera également la 10ème à laquelle l’égérie de l’association, Adriana Karembeu, participera. A cette occasion, l’association la remerciera pour ses 10 ans d’engagement à ses côtés.

•    Surtout, dans le contexte actuel de crise économique et financière et compte tenu de ses impacts sur les populations déjà fragilisées, la quête 2009 sera un rendez-vous crucial pour l’association. Si la quête 2008 a rapporté près de 4 millions d’euros, la Croix-Rouge française doit récolter cette année une somme bien supérieure pour tenter de faire face à l’intensification sans précédent de la précarité. Elle mobilisera toutes les bonnes volontés pour aller à la rencontrer de nos concitoyens pour leur demander de faire un geste de solidarité, plus que jamais nécessaire.

En effet, sans la quête nationale et Quête en ligne , le combat qui anime et fédère les 50 000 bénévoles de l'association ne pourrait être mené. Sans la solidarité s'exprimant chaque année lors de ce rendez-vous, les actions apportées à toutes les personnes blessées par la vie, ne pourraient être financées. Donner, lors des journées nationales, c'est avant tout donner les moyens à chaque délégation locale d'agir au quotidien ; c'est contribuer notamment à ses actions d'hébergement d'urgence, d'aide alimentaire et vestimentaire, d'urgence sociale menées par ses 90 Samu sociaux ou équipes mobiles, de lutte contre l'illettrisme mais aussi ses actions dans le domaine des postes de secours, de l'urgence ou encore de la sensibilisation et de la formation aux gestes qui sauvent.

 





29 avr. 2009

Chine contre le dollar

©REUTERS / Bobby Yip
 
Un mois après avoir appelé à l'adoption d'une nouvelle monnaie de réserve internationale pour remplacer le dollar, la Chine renouvelle sa requête par la voix de son vice-ministre des Finances, Li Yong. Pierre Mongrué, conseiller financier et adjoint au chef de la mission économique de Pékin, répond à nos questions.
Comment analysez-vous ce nouvel appel de la Chine ?
Il s'agit surtout d'un argument tactique visant à mettre la pression sur les Etats Unis, dans la mesure où les souscriptions de la Réserve fédérale à de nouveaux bons du Trésor ont renforcé  les anticipations d'une dépréciation du dollar. Il s'agit d'une réaction prévisible des Chinois qui continuent à avoir un problème conceptuel avec le système monétaire international. On peut noter cependant que c'est la 1ère fois qu'ils s'expriment ainsi de manière officielle et publique. La réforme du système monétaire international constitue donc désormais un axe de leur politique économique internationale et ils vont continuer à tout faire pour que le sujet soit intégré à l'ordre du jour du G20.
Je pense cependant que la proposition de la Chine de s'appuyer sur les droits de tirage spéciaux (DTS) pour dépasser le conflit entre la politique économique du pays émetteur et la nécessité de prendre en compte le reste du monde, dans la mesure où sa monnaie sert de monnaie de réserve internationale, n'est pas très crédible. Les DTS avaient été créés précisément pour remplacer le dollar ou l'étalon or, et enlever la prérogative d'émission d'une monnaie internationale par un seul pays. Or cela n'a jamais fonctionné dans la mesure où l'on ne décrète pas d'office une monnaie de réserve internationale. Ce sont les marchés qui décident quelle est la monnaie la plus crédible, quelle est celle qui fournit un maximum de garantie pour les investisseurs.
La menace selon laquelle la Chine pourrait arrêter de financer la dette des Etats-Unis est-elle crédible ?
Je ne pense pas dans la mesure où la Chine ne se trouve pas dans une position de contrôle total de la dette américaine et où ces actifs la mettent en position de faiblesse. Si les Chinois se mettaient à vendre massivement du dollar aujourd'hui, leurs actifs perdraient beaucoup en valeur. Ils ont quand même acheté plus de 250 milliards de dollars de bons du trésor américain au cours des 12 derniers mois. D'autre part, les évolutions structurelles en cours du fait de la crise conduisent à une augmentation progressive de l'épargne américaine et à une réduction du déficit commercial. Autrement dit, le besoin des Etats-Unis d'emprunter à l'étranger est déjà en train de diminuer.
Le yuan est-il encore sous-évalué ?
Le yuan est fondamentalement sous-évalué, mais personne ne s'accorde vraiment sur la définition de ce qu'est une sous-évaluation ou une surévaluation. Le dollar s'étant apprécié au cours des derniers mois par rapport à l'euro, et le yuan étant accroché au dollar, il s'est aussi apprécié par rapport à l'euro. En taux de change effectif, c'est-à-dire par rapport à un panier de monnaies, cette appréciation n'a pourtant pas suffi à corriger la sous-évaluation du yuan. La Chine continue de réaliser des excédents très importants qui la placent dans une situation déséquilibrée par rapport au reste du monde. Dans la mesure où elle maintient une politique de change rigide par rapport au dollar et continue à exporter beaucoup, donc à entretenir un excédent commercial par rapport au dollar, elle devra encore acheter du dollar.

source : l'expansion

Daniel Bouton s'en va de la societe generale

INTERVIEW EXCLUSIVE - Le PDG de la Société générale de 1997 à 2008, président de conseil depuis un an, Daniel Bouton a choisi de démissionner. Il explique cette difficile décision dans un entretien au Figaro.

LE FIGARO. - Pourquoi avez-vous décidé, aujourd'hui, de démissionner de la présidence de la Société générale ?
Daniel BOUTON. - J'ai effectivement remis ma démission. Le conseil d'administration élira le 6 mai prochain un nouveau président. Je me suis en fait régulièrement posé la question de mon départ depuis l'affaire Kerviel, en janvier 2008. À l'époque, j'avais présenté ma démission au conseil, qui l'avait refusée. Il avait été décidé que je conduirais l'augmentation de capital, qui a été un succès malgré les circonstances. Puis, en mai 2008, un nouveau directeur général a été nommé, Frédéric Oudéa, tandis que j'ai conservé la présidence dans le but de créer les conditions d'une transition harmonieuse. Or, Frédéric s'avère être un directeur général de grande qualité. Je suis donc aujourd'hui certain que je peux partir en laissant la Société générale entre de très bonnes mains.
Mais vous partez cependant aussi sous la pression des attaques régulières dont vous avez fait l'objet depuis quinze mois…
Je fais le choix de m'en aller maintenant pour protéger la banque. Je suis devenu la cible d'attaques incessantes qui finissent par nuire à cette entreprise à laquelle je suis très attaché. Comme tout dirigeant, j'ai ­certainement commis des erreurs et j'ai pu être maladroit, je le reconnais. Mais les critiques dont je suis la cible me sont devenues insupportables et il faut pour la banque ramener la sérénité. Si mon départ peut y contribuer, tant mieux.
Comment avez-vous vécu les critiques venues de la classe politique ?
Il faut distinguer deux périodes. Pour la première, consécutive à la fraude Kerviel, je préfère ne pas faire de commentaires… Pour ce qui s'est passé depuis la catastrophe Lehman Brothers en septembre dernier, je crois surtout qu'il est indispensable que banques et pouvoirs publics travaillent main dans la main. En France, heureusement, le système continue de fonctionner correctement : les banques financent effectivement l'économie, sans rupture brutale du crédit, et en bonne collaboration avec René Ricol et ses équipes. C'est cela qui important. Et c'est d'ailleurs à cela que je travaille, passionnément, depuis plusieurs mois.Alors, oui, les critiques contre les banques me semblent malvenues. Même si nous avons commis des erreurs. Et même si je comprends combien la tentation du bouc émissaire peut être forte en période de crise aiguë, comme celle que nous traversons.
Comment expliquez-vous que la Société générale ait été plus particulièrement visée ?
Il existe clairement une hypersensibilité depuis l'affaire Kerviel. Et je regrette de n'avoir pas su mieux convaincre l'opinion, notamment les jeunes sur Internet, qu'il ne s'agissait de rien d'autre que d'une vulgaire fraude commise par un dissimulateur de grand talent qui a mis en risque des dizaines de milliards d'euros.
Mais il n'y a pas eu que cela. Plus récemment, ce sont les stock-options des dirigeants - les vôtres - qui ont défrayé la chronique…
J'ai fait une erreur : celle de ne pas avoir refusé ce plan de stock-options. Le comble étant que les options sont à mon sens les instruments les mieux adaptés à la situation actuelle : elles permettent d'associer, sans trop grever les coûts de l'entreprise, des milliers de personnes à la traversée de la tempête. D'autres banques de la place avaient d'ailleurs fait ce même choix.
Lors de ces différents épisodes, avez-vous, vous et la banque, été soutenus, par vos pairs, par la place, mais aussi par vos concurrents ? Ou ceux-ci ont-ils été tentés de profiter de la situation ?
De façon constante, j'ai connu le soutien exceptionnel de milliers de collaborateurs de la Société générale. Je les en remercie profondément. Cela a été, à titre personnel, extrêmement important. Cela prouve aussi combien la cohésion des salariés dans cette banque est puissante.Quant à ce qui relève de la place, il faut distinguer les époques. Dans la foulée immédiate de l'affaire Kerviel, quand la survie de la Société générale aurait pu être menacée, la solidarité a été sans faille. L'ensemble des banques internationales a reconnu l'extrême résistance de la Société générale face à un sinistre de cette ampleur.Ensuite, au printemps 2008, certains ont pu espérer un découpage, ou même la disparition de notre banque… Enfin, depuis septembre dernier, il existe une très forte unité de vues entre banques françaises quant à la façon d'affronter collectivement la crise.
Vous avez évoqué les erreurs des banquiers. Quelles sont-elles ?
Nous n'allons pas refaire aujourd'hui l'histoire de la crise. Je ne citerai donc que deux exemples. D'abord, le subprime. Début 2007, la plupart des banques dans le monde, et leurs autorités de tutelle, avaient conscience que le cycle du crédit touchait à sa fin. Mais nous n'avons pas vu cette béance dans le système, et dans sa régulation, qu'était la capacité offerte à n'importe quel établissement aux États-Unis de distribuer des crédits hypothécaires à n'importe qui. Ensuite, à la Société générale et ailleurs, nous utilisions des systèmes de mesure du risque extrêmement sophistiqués mais viciés par une erreur conceptuelle : ils n'intégraient pas l'hypothèse d'une crise de liquidité à grande échelle comme nous l'avons connue.
Comprenez-vous les mesures d'encadrement des rémunérations des banquiers et de réforme de celles des opérateurs de marché qui ont été décidées au niveau politique ?
S'agissant des dirigeants, nous sommes manifestement engagés dans une chasse aux symboles. Pour ce qui concerne les opérateurs de marché, la réforme me paraît d'autant plus valide qu'à la Société générale j'avais moi-même demandé, dans la rémunération des cadres supérieurs, la prise en compte d'éléments de risque et l'éta­lement des paiements. Nous étions l'une des deux banques dans le monde à avoir un tel ­système, que nous devons désormais élargir à davantage de collaborateurs.
Craignez-vous que l'on aille trop loin dans la remise en cause du secteur financier ?
Ce qui a été fait depuis dix ou quinze ans ne doit pas être piétiné. De formidables opportunités de développement ont été créées pour l'économie mondiale. La croissance, pendant cette période, a permis la création d'une classe moyenne dans beaucoup de pays. Le risque, aujourd'hui, c'est que ce mouvement s'interrompe. La crise actuelle signifie que, chaque jour, 100 000 emplois sont détruits dans les pays émergents. Le vrai danger est là. Et notre devoir, c'est de nous assurer que ne se produira pas un retour aux protectionnismes, un retour à un monde où les hommes, les biens et les flux financiers ne circuleraient plus.
Quel bilan, rapide, faites-vous de vos années Société générale ?
Celui, justement, d'avoir participé à ce développement, de l'avoir accompagné en soutenant et finançant nos clients français et étrangers. Certains pays connaissent aujourd'hui des difficultés. Mais j'ai une grande confiance dans leur capacité à retrouver, sitôt les palliatifs à la crise mis en place, le chemin d'une croissance plus forte que dans les pays développés. La stratégie de la Société générale a été d'investir sur ces nouveaux marchés les bénéfices réalisés par nos réseaux français - Société générale et Crédit du Nord - et par la formidable machine à résultats qu'est notre banque de marchés. Nous avons ainsi construit une base de développement en accompagnant l'émergence d'une classe moyenne. J'en suis particulièrement fier. Mon autre grande satisfaction, c'est l'adhésion des salariés ainsi que le recrutement de dizaines de milliers de jeunes de toutes origines. À la Défense, dans la même tour, se côtoient chaque jour les traders et les collaborateurs du réseau. Cette cohésion-là est propre à la Société générale. Et elle a même résisté à Jérôme Kerviel ! Nos 160 000 salariés peuvent être fiers de leur maison. C'est un beau navire, avec un bon capitaine, armé pour affronter la période extrêmement ventée du moment.
Quels sont vos projets pour l'avenir ?
Je vais d'abord prendre quelques mois, pour réfléchir et pour consacrer du temps à mes petits-enfants. Ensuite, je compte de nouveau être utile à l'économie de mon pays… mais ce ne sera pas forcément là où l'on peut l'attendre.
À combien s'élèvent vos indemnités de départ ?
Zéro !
source : le figaro

6 avr. 2009

Liberaliser pour surmonter la crise

La reprise économique de l'Union européenne, et dans une large mesure au niveau mondial, dépend de la poursuite de l'ouverture des marchés européens agricoles et de services, selon une étude de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) publiée lundi.
Dans son rapport pour l'examen biennal, lundi et mercredi, des politiques et pratiques commerciales de l'Union européenne, le secrétariat de l'OMC engage les 27 pays de l'UE à intensifier la libéralisation aussi bien de leur marché intérieur que de leurs relations commerciales internationales.
"Pour consolider la reprise et assurer la durabilité de la croissance, il est impératif que les Communautés européennes continuent d?engager des réformes structurelles fondamentales", estime l'OMC.
"Ces réformes consistent dans une plus grande libéralisation des services tant à l'intérieur des Communautés européennes que vis-à-vis des pays tiers, une plus grande libéralisation de la politique agricole par la simplification de la structure tarifaire et la réduction des droits de douane élevés, et l'octroi d'incitations à la production et à l'exportation de produits agricoles", recommande l'OMC.
"Ces réformes contribueraient aussi à une meilleure répartition des ressources communautaires et feraient avancer le plein établissement du marché intérieur", ajoute l'agence onusienne.
La croissance des exportations européennes devrait ralentir de plus des deux-tiers en 2009 par rapport à 2007 et l'impact de la crise devrait être encore plus sévère pour les importations, selon les prévisions de la Commission européenne citées par l'OMC.
Le rapport de l'agence onusienne, qui regroupe 153 Etats membres, relève par ailleurs la forte influence sur l'économie mondiale de l'UE en tant que premier exportateur mondial, deuxième importateur de marchandises, plus grand producteur de services et investisseur net dans le reste du monde.
Les Communautés européennes "devraient continuer à donner au commerce un rôle primordial pour diminuer la durée du ralentissement économique mondial actuel et relancer la croissance", préconise l'OMC.
Les services --qualifiés de "colonnne vertébrale de l'économie européenne"-- restent "la priorité en vue de la création d'un véritable marché intérieur d'ici la fin 2009", relève le rapport.
En dépit des réformes en cours des secteurs des télécommunications, des services financiers, de la poste et du transport, l'OMC regrette l'absence d'une approche globale pour beaucoup d'autres secteurs de services comme le tourisme, le BTP, les activités de consultants en ingénierie et les agences pour l'emploi.
Le rapport déplore également le haut degré de protection et de subventions, notamment à l'exportation, dont bénéficie le secteur agricole, qui a absorbé en 2006 environ 46% des dépenses de l'UE.
La Commissaire européenne au commerce Catherine Ashton a elle aussi plaidé pour l'ouverture et la transparence des marchés.
"L'Union européenne continuera de jouer un rôle de leader dans le commerce mondial et continuera de lutter contre le protectionnisme", a-t-elle déclaré dans un communiqué.
"Nous avons besoin plus que jamais de tenir cette orientation afin de promouvoir le commerce et surmonter la crise économique", a-t-elle insisté.

Accords energetiques : la Russie se fait entendre

Les tentatives d'exclure la Russie du processus de prise de décisions importantes, et surtout dans le domaine de l'énergie, (les tentatives) d'ignorer ses intérêts légitimes, sont contreproductives", a déclaré M. Poutine devant les députés de la Douma (chambre basse du Parlement).
La Russie critique vivement une déclaration signée le 23 mars à Bruxelles sur les modalités d'un financement occidental de la modernisation du système de gazoducs ukrainien, par lequel transite l'essentiel du gaz russe destiné à l'Europe. Moscou vit un tel projet comme une ingérence dans sa politique d'exportation d'hydrocarbures.
Le géant gazier russe Gazprom a annoncé vendredi avoir constitué un front contre ce projet, qu'il juge "irréalisable", avec les groupes allemand EON Ruhrgas, italien ENI et français GDF Suez.
M. Poutine a assuré également que la Russie poursuivrait ses projets de gazoducs Nord Stream et South Stream, destinés à approvisionner l'UE via la mer Baltique et le sud de l'Europe, en contournant l'Ukraine.
"Tout le monde n'a pas intérêt à ce que (ces projets) deviennent réalité afin que la Russie ait plus de possibilités (de transport) en la matière", a-t-il dit.
"Mais nous sommes convaincus que ces projets sont économiquement fondés, respectent des normes écologiques strictes et renforceront la sécurité énergétique mondiale. Nous les réaliserons", a-t-il martelé.
Moscou et Kiev sont régulièrement en conflit concernant le prix du gaz livré à l'Ukraine et le coût du transit pour le gaz russe destiné à l'Europe, ce qui a conduit à des ruptures d'approvionnements vers l'UE pendant une partie du mois de janvier.
Le Premier ministre a aussi assuré que l'oléoduc destiné à desservir la Chine, dévoreuse d'énergie, en brut russe serait achevé "d'ici quelques semaines".
"L'étape (de construction) jusqu'à la frontière chinoise sera totalement achevée d'ici quelques semaines. Nous continuerons ensuite vers le Pacifique", a-t-il dit.

Chute des transactions immobilieres en 2009

Les prix des logements anciens, qui ont chuté de 5% en 2008, sont également en baisse mais très faiblement (1% pour les 3 premiers mois de 2009 par rapport au premier trimestre 2008). Mais ils pourraient atteindre 10% sur l'ensemble de l'année 2009 par rapport à 2008, selon les chiffres de la Fnaim.
Pour Paris, hors marché du luxe, la baisse des prix serait de 6% à 7% en 2009 par rapport à 2008.
Le nombre de transactions devrait par contre contre se stabiliser à 560.000 soit au même niveau qu'en 2008.
Le retournement du marché des logements anciens intervient après une dizaine d'années de hausse ininterrompue des prix: 14,0% en 2003, 15,5% (un record) en 2004, 10,9% en 2005, 7,2% en 2006 et 3,6% en 2007.
La Conseil supérieur du notariat et la Chambre des notaires de Paris-Ile-de-France doivent également présenter mardi leurs chiffres pour l'année 2008 et leurs prévisions de tendances pour

Saab : 20 acheteurs potentiels

Il y a actuellement plus de 20 parties intéressées de façon active (...) Le processus de vente devrait être terminé en juin 2009", déclare dans le document l'administrateur judiciaire de Saab, Guy Lofalk.
Saab a été placé en procédure de sauvegarde le 20 février pour éviter le dépôt de bilan et devenir une société indépendante de son propriétaire General Motors, qui ne veut plus du constructeur suédois.
Près de 1.300 de ses créanciers étaient convoqués lundi devant le tribunal de Vänersborg, dans le sud-ouest de la Suède, pour se prononcer sur la procédure judiciaire. Seuls quelques-uns se sont présentés et aucun d'entre eux ne s'est opposé à la poursuite de la procédure judiciaire, rapporte l'agence suédoise TT.
Dans son plan de restructuration, Saab vise une trésorerie positive et des ventes de 150.000 véhicules en 2011 (contre 93.000 en 2008) et indique vouloir effacer 75% de sa dette "non-prioritaire".
Le constructeur suédois dit également avoir besoin d'un milliard de dollars (750 millions d'euros) pour survivre et négocier actuellement avec la Banque européenne d'investissement pour obtenir un prêt de 600 millions de dollars, pour lequel les garanties de l'Etat suédois sont nécessaires.
"Les autres 400 millions de dollars devraient être injectés par GM", avance Saab, qui avait été racheté en deux moitiés par l'américain, actuellement lui aussi au bord de la faillite, en 1990 et 2000.
Le processus suédois de "reconstruction", proche de la procédure judiciaire de sauvegarde, permet la poursuite de l'activité de l'entreprise en difficulté tout en négociant le remboursement de la dette avec les créanciers.

Dubai aura sa compagnie aerienne low cost

Cette annonce a été faite à la presse par le président de Flydubai, cheikh Ahmed Ben Saïd al-Maktoum, également président d'Emirates Airlines.
Les bureaux de la nouvelle société devaient ouvrir à partir de lundi après-midi et les premiers vols sont prévus sur Beyrouth à partir du 1er juin et sur et Amman un jour plus tard, a-t-il ajouté.
Dubaï, membre de la fédération des Emirats arabes unis, avait annoncé la création de Flydubai, sa première compagnie aérienne à bas couts, en mars 2008, avec un capital de 250 millions de dirhams (67 millions de dollars).
L'annonce de l'entrée en activité de Flydubai intervient sur fond de morosité dans le secteur du transport aérien, mais le Moyen-Orient est moins touché que d'autres régions par le phénomène.
Fin mars, l'Association internationale du transport aérien (IATA) a annoncé que le trafic aérien avait continué sa chute en février, pour le fret comme pour les passagers, illustrant l'avancée de la crise dans ce secteur.
Le trafic passagers a dégringolé de 10,1% en février, comparé au même mois de 2008, après une baisse de 5,6% en janvier.
De son côté, le transport de marchandises, depuis plusieurs mois encore plus touché que celui des passagers en raison de la contraction du commerce mondial, avait poursuivi sa descente aux enfers : -22,1% en février, selon l'IATA.
Toutes les régions du monde ont vu le trafic passagers baisser, à l'exception notable des compagnies du Moyen-Orient (+0,4%).
Côté frêt, toutes les régions étaient en baisse, les transporteurs du Moyen Orient s'en sortant là aussi mieux que les autres malgré une baisse de 4,8%, selon la même source.
Dubaï possède Emirates Airlines, la plus importante compagnie aérienne du Moyen-Orient, et son aéroport est le plus actif dans la région avec un nombre record de 37,44 millions de passengers en 2008.
Au moins quatre autres compagnies à bas prix opèrent depuis des pays de la région du Golfe: Jazeera Airways (Koweït), Bahrain Air (Bahreïn), Air Arabia (Charjah, Emirats arabes unis) et Nas (Arabie saoudite).

La Russie evite le pire

S'exprimant à la Douma (chambre basse du Parlement), M. Poutine a rendu compte pour la première fois, devant une assemblée acquise, de sa politique économique, soulignant que c'était un "pas supplémentaire" dans le développement du système politique du pays.
"L'année 2009 sera très difficile pour nous", a-t-il déclaré dans un discours d'un peu plus d'une heure. La crise économique mondiale est "loin d'être finie", a-t-il ajouté, évoquant de "nombreuses menaces" encore présentes.
M. Poutine a répété que l'économie russe, qui repose en grande partie sur l'exportation de matières premières, était pieds et poings liés à la conjoncture mondiale.
"La Russie pouvait-elle rester à l'écart de la crise ? Bien sûr que non, ce n'était pas possible, c'était une illusion", a-t-il martelé.
Le produit intérieur brut (PIB) russe a chuté de 7% au premier semestre 2009, contre une croissance record de 8,5% pour la même période de l'année précédente.
Le chef du gouvernement a toutefois tenu à rassurer ses concitoyens, toujours traumatisés par la crise de 1998 qui ruina les épargnants, en dressant un bilan élogieux de l'année 2008 - avec un taux de croissance de 5,6% - et en écartant les scénarios catastrophes.
"Nous avons réussi à éviter les pires scénarios. Les coups portés par la crise ont été, autant que possible, atténués", a-t-il dit.
A commencer par ceux qui ont été assénés au secteur bancaire, selon M. Poutine. "Le risque d'effondrement du système bancaire russe a diminué, mais il était réel et tout près de se produire", a-t-il souligné, en rappelant que l'Etat avait soutenu les banques, afin de protéger l'épargne des citoyens.
M. Poutine a suggéré qu'avec la stabilisation du rouble, il était possible d'envisager dans les prochains mois une baisse des taux d'intérêt de la Banque centrale de Russie, qui rendrait "l'octroi des crédits plus accessible pour les entreprises comme pour les particuliers".
Le ministre russe des Finances, Alexeï Koudrine, a prédit dernièrement une deuxième vague de problèmes dans le secteur financier, en raison du non-remboursement des crédits par les entreprises, tout en soulignant qu'il n'y aurait pas de faillites majeures de banques.
"La Russie surmontera la crise, le pays conservera sa place parmi les grandes économies de ce monde", a insisté le chef du gouvernement.
Dans ce contexte, M. Poutine a présenté un nouveau paquet de mesures anticrise - avec un déficit budgétaire de 3.000 milliards de roubles (66,9 mds d'euros) - qui devait être approuvé dans la foulée par la Douma en première lecture.
Le budget 2009 témoigne d'une politique économique et sociale "réaliste", qui doit "cumuler des mesures anticrise et des projets à long terme", a-t-il souligné.
Il a ainsi indiqué que le gouvernement allait accorder une enveloppe supplémentaire d'environ 600 milliards de roubles (13,3 milliards d'euros) aux programmes sociaux, et notamment aux retraites.
Il faut "empêcher la crise de démoraliser la société", a-t-il jugé.
Des mesures qui ont suscité peu d'objections, à l'exception de celles du chef de file des communistes, Guennadi Ziouganov, qui a exigé la démission du gouvernement.
"Les principaux ministres sont incapables de résoudre les problèmes", a-t-il tempêté, ajoutant: "si ce gouvernement continue à appliquer une politique monétariste, il mérite être renvoyé".